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Date de création : 01.02.2012
Dernière mise à jour :
15.02.2012
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Nous allons nous séparer Bertrand et moi.
C'est l'accord que nous trouvons en cette fin d'année 1979. Bertrand va continuer sa route, avec l'espoir que Florence finira par divorcer et par vivre avec lui. Ce qui sera le cas.
Je ne mange plus, je ne dors plus, mais je ne vais pas me battre pour garder un homme qui s'ennuie près de moi et qui s'endort en rêvant d'une autre.
Je ferai un autre enfant, avec ou sans lui. Je le lui dis. Je ne sais pas encore avec qui ni quand mais de ce projet je suis certaine. Cette idée m'aide à surmonter ma déception et à affronter la séparation.
Un jour mon chemin croisera à nouveau un regard qui s'attardera dans le mien. En attendant, je déprime et je lutte pour faire des projets, conserver de l'énergie, ne pas affoler Jérôme qui aime beaucoup Bertrand, la réciprocité étant établie.
Le père de Jérôme, Ghislain, s'est remarié avec une de ses jeunes élèves et il ne veut plus prendre notre fils en vacances, sa nouvelle épouse ne supporte pas cet enfant né d'un autre lien. Je conserve des liens amicaux avec Pauline, mon ex belle-mère, de façon à ce que mon fils reste ancré dans sa famille paternelle. De compromis en compromis, je préserve Jérôme du mieux que je peux de cette cassure.
Printemps 80. Je déménage, une fois de plus. J'ai trouvé un petit appartement agréable au neuvième étage, vers la place de la Nation. J'ai loué par agence, louer dans la capitale relève d'un parcours hasardeux et d'un investissement non négligeable.
Il y a une école primaire pour Jérôme, dans une rue adjacente, et un métro à deux cent mètres pour moi. Je vais m'épargner le train de banlieue, c'est au moins un point positif. Je travaille vers la place de la République. Fini la course !
Je me réorganise, je pleure tout le temps, dès que je suis seule. Au bureau je sêche mes larmes, je ne dis rien de ma situation.
Je revois Antoine une fois ou deux, même hôtel, même heure, mêmes précautions. Je mets un terme à notre érotique liaison, qui ne comble pas mon chagrin. Nous restons amis et aucun problème ne surgit jamais entre nous. Je n'ai pas investi sentimentalement cette relation. Lui non plus, mon caractère bien trempé heurte sa réserve naturelle. il n'a rien d'original, il est gentil et se plaît dans son quotidien bien rôdé aux journées lisses. Il est agaçant, un peu ennuyeux, sauf au lit où il déborde d'imagination. Cet homme est un bon coup !